Recette pétillante de la limonade de sureau
J’avais proposée l’année dernière la découverte de la limonade de lilas, nous passons cette année à celle du sureau ! Les 2 versions sont appelées Champagne des Fées, dans cette recette ce sont cette fois les fleurs de sureau, délicates et parfumées, qui sont la base de cette boisson magique.
Derrière ce nom enchanteur se cache une limonade naturelle, légèrement fermentée, aux bulles fines et à l’arôme floral inimitable, qui fait pétiller les papilles !
Pour commencer il te faut
- Un grand bocal de 5L
- Des bouteilles à clips (type limonade) de 75cl à 1L
- Un citron (toujours bio de préférence)
- Du vinaigre de cidre
- Du sucre de canne bio
- De l’eau
- Et… des fleurs de sureau !!
Je suis bien obligée ici d’appeler à la prudence à propos du sureau. Il en existe en effet 2 sortes, un toxique, et un dont les fleurs et les baies sont comestibles… Pour autant la confusion est impossible à partir du moment où nous savons repérer les caractéristiques du sureau noir, le bon, et du sureau yèble, à ne pas toucher !
- le sureau noir, le sureau commun, est un arbuste, voir un arbre de 3 à 4m, il a donc un tronc et des branches, et ce bois perdure quelque soit la saison. Contrairement au sureau yèble, qui est une herbacée d’1m50 maximum, il a donc une tige et disparait à l’hiver pour repousser au printemps.
- les fleurs du sureau noir, les corymbes plus exactement, sont odorantes de mai à fin juin. Le sureau yèble n’a pas cette bonne odeur, et il fleurit plus tardivement, sur juillet principalement.
- une dernière caractéristique qui sert plutôt pour la récolte de l’année prochaine, c’est que les baies du sureau noir sont tournées vers le sol, le poids de la grappe les entrainent vers le bas. Le sureau yèble garde ces grappes bien dressées vers le ciel.
Alors si tu veux être sûr de toi, repère les grappes à l’automne, vérifie à l’hiver si l’arbre est bien toujours là, et cueille les fleurs au printemps prochain !
Ma recette
Je ne souhaite pas m’en attribuer le mérite, je précise donc que cette recette est inspirée du livre de Bernard Bertrand, et que je l’ai expérimentée pour la première fois lors d’une superbe Journée Botanique organisée par Juliette Vincent pour les adhérents de Naturonord.
- Récolte quelques corymbes sur un beau sureau noir. Comme j’en ai plusieurs ici, j’ai tendance à prendre quasi 10 inflorescences, mais 5 ça suffit aussi… Pense à en laisser à la nature, aux insectes…
- Après avoir posé quelques dizaines de minutes les fleurs sur une table, pour laisser la possibilité aux petites bêtes de s’enfuir, enlève le plus de vert possible au niveau des fleurs.
- Il ne faut pas laver les fleurs pour bien garder toutes les propriétés ! D’ailleurs si tu choisi les corymbes qui ont le plus de jaune, c’est parfait !
- Met les fleurs dans ton grand bocal en verre.
- Coupe le citron en rondelles et dispose le également dans le bocal.
- Ajoute le sucre (450 gr), que tu auras choisi plutôt « blonc ». De par des essais avec du sucre très complet avec une forte couleur, la fermentation galère sinon…
- Incorpore également 8cl de vinaigre de cidre.
- Verse 5L d’eau, filtrée ou qui aura au moins reposée quelques heures pour laisser le chlore s’échapper.
- Mélange doucement l’ensemble.
- Recouvre le bocal d’un tissu et place plutôt à la lumière, et si possible dans une pièce relativement chaude, voir dehors.
- Pense à remuer tous les jours pour éviter la création de moisissures.
- Selon la température de ta pièce, tu attendras 3 à 7 jours pour commencer à détecter le début de la fermentation…
- Amuse toi à regarder les bulles qui remontent et prend le temps de respirer les bonnes odeurs…
- En fonction de tes goûts, tu peux filtrer ta préparation 24h ou 48h après avoir vu tes petites bulles, et tu mets le liquide dans une bouteille type limonade. Plus tu laisses longtemps, plus ça fermente, plus il y a de bulles…
- Après mise en bouteilles, tu peux stocker à la cave.
- Il est conseillé de ne débuter la dégustation qu’après 3 semaines de repos…
- Et l’idée est de les consommer avant la production de l’année suivante !
- Attention à l’ouverture si tu les dégustes longtemps après la mise en bouteille ! Dans tous les cas il est conseillé d’ouvrir les bouteilles régulièrement pour dégazer…
Tu auras peut-être remarqué que sur les photos, les couleurs sont bien différentes… Cela dépend en général du sucre et du vinaigre, à la fois en terme de quantité ou juste de leur propre coloration !
Alors, tenté par ce pétillant naturel et sauvage ? Pour toute remarque ou questions, je t’encourage à laisser un commentaire ci-dessous ! Et tu trouveras d’autres articles sur le blog !



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